Publié par fara

 

Se cacher ou être exterminés


Disparaître, se cacher, était une question de vie ou de mort pour les Essi-Kongo

Nous nous lamentons sur la shoah http://fr.wikipedia.org/wiki/Shoah qui est l'un des crimes les plus abominables qu'ait connu l'humanité. Cependant, rien mieux que ce génocide froidement exécuté par l'Allemagne nazie contre les Juifs européens ne permet de comprendre le pourquoi de l'ordre divin reçu par les 12 tribus juste avant la destruction du temple de Jérusalem. Il s'agit du fameux LUVILA ! (Disparaissez ! Cachez-vous !) que je rapporte ainsi dans "Jésus l'Africain" :

Flavius Josèphe et Tacite confirment ce départ (des 12 tribus) en racontant la scène suivante :

 

Peu de temps avant la destruction du Temple par les Romains, en la fête qu’on nomme Pentecôte, les prêtres qui venaient d’entrer dans l’intérieur du Temple pour y remplir les tâches liturgiques coutumières perçurent -- ils l’affirment -- une secousse et un choc, puis une voix innombrable qui criait : ‘NOUS PARTONS D’ICI  ![1]



[1] Daniel Rops, La vie quotidienne en Palestine, p. 448

Un scénario a contrario

Dans mon rôle d'enseignant, une méthode que j'aime beaucoup utiliser est celle de l'exemple a contrario. Voir les choses de l'autre côté de la lucarne pour faire comprendre pourquoi il fallait nécessairement que les choses perçues de ce côté de l'écran en soient ainsi. Inverser la pyramide afin que le "mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies" de n'Zambi/Le Créateur (Esaïe 55:8) devienne évident.


Supposons donc que les Essi-Kongo ne se soient pas cachés. Qu'orgueilleux à juste titre de leur statut de porte-étendard de Dieu, de guides --n'songi/n'singi/Abraham-- de l'humanité, ils aient étalé au vu et au su de tout un chacun les preuves qu'ils sont les Élus de Dieu --Isolele-- et que le Messie que le monde entier attend reviendra au milieu d'eux...

Les ruines du Zimbabwé, preuves d'une civilisation "orientale" des Bantous

Si les fameuses ruines du Temple du Zimbabwé avaient été découvertes à Kongo dia n'Totela, non pas sous forme de vestiges mais debout dans toute la splendeur de leurs impressionnantes tours lors de l'arrivée de Diego Cão et de ses caravelles à la fin du 15e siècle, les douze Mavila n'auraient jamais pu donner le change.

En effet, les ruines du Zimbabwé qui sont une quasi réplique par leur architecture du Temple érigé à Kanina/Canaan par le roi Salomon sur le Mont Moriya neuf cents ans environ avant J.-C. constituent une preuve de plus que les Bantous sont des "orientaux" qu'on ignore et qui, dans leur grande majorité, s'ignorent. La linguistique est là pour le prouver (cf Les racines bantoues du latin (http://www.youtube.com/watch?v=3o8_EPBWui4). 

Des commerçants portugais sont les premiers Européens à visiter les ruines de la vieille ville au début du 16e siècle. Un explorateur européen décrit ainsi le site :

« À proximité des mines d'or de l'intérieur, entre la Limpopo et le Zambèze, il existe une forteresse de pierre d'une taille extraordinaire, sans qu'il semble que du mortier ait été utilisé... Cette construction est entourée de collines sur lesquelles se trouvent d'autres constructions similaires n'utilisant pas de mortier, et l'une d'entre elles est une tour de plus de 12 brasses [22 mètres] de haut. Les habitants de la région appellent ces constructions Symbaoe, qui signifie en leur langage:"cour". »

— Viçente Pegado, captaine, garnison portugaise de Sofala, 1531.

Adam Renders, un aventurier anglais chercheur d'or, "découvre" les ruines par hasard en 1868. Rapportées par Karl Mauch en 1871, ces découvertes enflamment aussitôt l'imagination des pseudo-spécialistes européens de l'histoire de l'Afrique pré-coloniale. J. Theodore Bent, un archéologue spécialiste de la Grèce et de l'Asie mineure attribue les ruines à de mystérieux voyageurs phéniciens. Dans tous les cas, l'origine méditerranéenne ou biblique de ces ruines qui ne sont pas sans rappeler l'histoire de la cité d'Ophir de la Reine de Saba --de son vrai nom Mankenda altéré en Makeda-- est clairement évoquée.

Les premiers vrais archéologues qui fouillent le site aux environs de 1905 établissent que le Grand Zimbabwe est l’œuvre des Bantous eux-mêmes, et non celle de mystérieux étrangers qui auraient bâti le Temple et se serait ensuite évaporé dans la nature.

Une guerre d'extermination

Donc, pour revenir à notre scénario a contrario, les Portugais débarquent et sous leurs yeux ébahis, découvrent ce temple magnifique érigé en plein centre de la Mbanza Kongo, la capitale. Les Essi-Kongo, sont --comme rapporté par l'historien et ethnologue allemand Léo Frobénius--, "habillés de soie et de velours". Ils pratiquent la circoncision à la manière des Juifs (cf les chroniques d'Antonio Pigafetta, marin et historien italien du 16e siècle), observent scrupuleusement le sabbat et les lois mosaïques du Lévitique.


Dans le palais du roi et dans le temple, les Portugais découvrent des bibliothèques contenant des trésors en parchemins anciens racontant l'épopée des Essi-Kongo depuis n'Singi/Abraham jusqu'à Kusua/Yehoshua (Jésus) en passant par Maza/Moïse, le Libérateur.

Que se serait-il passé si tel avait été le contexte de la rencontre entre Diego Cão et le roi Zinga --en méloïtique ce nom s'écrirait Singa (sg), équation de n'Singi (sg), un autre rendu d'Abraham-- à la fin du 15e siècle ?

Les Portugais, de retour en Europe, auraient triomphalement claironné qu'ils venaient de découvrir la retraite des 12 tribus d'Israël. Le Pape au Vatican se serait rapidement concerté avec les autres monarques européens --notamment espagnol et portugais, les grandes puissances de l'époque-- et la conclusion logique à cette découverte qui sonnait le glas de la suprématie de l'Europe sur le reste du monde se serait imposée d'elle-même. Il fallait que les 12 tribus disparaissent physiquement de la surface de la terre. Sous un fallacieux prétexte ils auraient provoqué une guerre dans la région et auraient exterminé les Essi-Kongo jusqu'au dernier...

Si l'Allemagne d'Adolf Hitler n'a pas hésité à exterminer des millions de Juifs alors même qu'ils étaient aussi blancs que les Allemands, Italiens, Français, Portugais, Hollandais, et autres Européens, qu'en aurait-il été de ces Africains/Bantous qui auraient ainsi affiché leur véritable identité ?

Se serait accomplie sans conteste la prophétie contenue dans le Psaume 83 (2-4) : "Car voici, tes ennemis s'agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse. Et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël".

Vivre méprisés ou périr honorés, that's the question

Lors des razzia des esclavagistes en Afrique en vue de fournir le marché européen et américain en "bois d'ébène", il est arrivé que des chefs de village ordonnent la scarification et même la mutilation des jeunes et des enfants pour rendre nulle leur valeur marchande.

Les Sages d'Isolele eux, déterminèrent que mieux valait offrir au monde le visage de primitifs incultes tout juste sortis de l'âge de la pierre et SURVIVRE plutôt que d'étaler sa véritable et prestigieuse identité au grand jour et PÉRIR !

Le retour en catimini du Messie

Par ailleurs, la suite du plan de n'Zambi/Le Créateur pour l'humanité, à savoir l'établissement du Royaume de Dieu sur terre, aurait été irrémédiablement compromise si l'ordre divin du LUVILA/DISPARAISSEZ n'avait pas été suivi.

Ndona Kimpa Vita aurait été prise pour celle qu'elle était, une authentique prophétesse du Peuple de l'Alliance --n'kangu a n'kangu-- à l'image de Hulda, la femme de Dieu qui avait aidé le roi Josias dans sa grande Réforme (2 Chroniques 34:22-32), lorsque le peuple d'Israël avait perdu la mémoire, ne se souvenant plus des termes de son alliance avec n'Zambi/Le Créateur.

Papa Simon Kimbangu aurait, lui aussi, été reconnu pour ce qu'il était --un authentique prophète d'Isolele-- celui qui, à l'image du grand Elie, est le Précurseur du Messie, oracle du Troisième Secret de Fatima (Malachie 4:5-6).

Si les 12 mavila ne s'étaient pas cachés, quand est né au sein de ces tribus un enfant annoncé en grandes pompes à Fatima au Portugal, enfant "qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer" (Apocalypse 12:5), LE MONDE ENTIER SE SERAIT PRÉCIPITÉ dans le nord de l'Angola le 24 février 1918 --date de sa naissance neuf mois après les premières apparitions de Fatima--, empêchant ainsi les prophéties l'entourant de s'accomplir.

Pour toutes ces raisons, et d'autres qu'il serait fastidieux d'énumérer ici, le LUVILA/DISPARAISSEZ était incontournable dans l'histoire du véritable peuple de Dieu.

CQFD



[1] Léo Frobenius, Histoire de la Civilisation Africaine, Gallimard, p. 14



Une image de l'intérieur du Temple du Zimbabwé dont la construction par des Bantous est datée entre 593 et 702 ap. J.-C.
                                                                                                                                      Source: http://www.123siteweb.fr